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Octobre. Votre expert-comptable vous appelle : les comptes annuels sont arrêtés. Une perte de 60 000 € et un dividende de 40 000 € ont réduit vos capitaux propres de 400 000 € à 300 000 €. Votre dette totale reste à 1 million d'euros. Votre ratio dette/capitaux propres est passé de 2,5:1 à 3,33:1 — au-dessus du seuil de 3:1 fixé dans votre prêt KBC. Vous êtes en violation sans avoir manqué le moindre paiement.
C'est la réalité d'un covenant dette/capitaux propres (également lié au ratio de solvabilité). Le covenant ne conditionne pas votre statut de crédit à votre comportement de paiement, mais au rapport bilan entre dettes et capitaux propres — un rapport qui peut se dégrader en raison de décisions comptables, de distributions ou de dépréciations externes.
Qu'est-ce qu'un covenant dette/capitaux propres ?
Un covenant dette/capitaux propres limite la dette totale d'une entreprise à un multiple des capitaux propres des actionnaires. La formule la plus utilisée est : <strong>Dette Totale ÷ Capitaux Propres</strong>. Un ratio de 3:1 signifie que pour chaque euro de capitaux propres, vous pouvez avoir au maximum trois euros de dette.
Le ratio est généralement testé trimestriellement sur la base du bilan. Contrairement au ratio de levier — qui compare la dette à l'EBITDA — ce covenant examine la structure financière, non la rentabilité.
Pourquoi la banque exige-t-elle ce covenant ?
Les banques utilisent ce covenant pour surveiller la solvabilité : la capacité d'une entreprise à honorer ses dettes à partir de ses capitaux propres dans un scénario de liquidation. Un ratio trop élevé signale que les actionnaires assument un risque insuffisant par rapport au prêteur.
Pour les banques belges, ce covenant est particulièrement pertinent pour les prêts aux entreprises ayant des structures d'actionnariat complexes, des constructions holding ou des actifs difficiles à valoriser. Il donne à la banque un droit contractuel d'intervenir si le bilan se détériore.
Comment cela fonctionne-t-il en pratique ?
Reprenons l'exemple de l'introduction : 400 000 € de capitaux propres, 1 million € de dette — ratio de 2,5:1. Une perte de 60 000 € et un dividende de 40 000 € réduisent les capitaux propres à 300 000 €. Le ratio monte à 3,33:1, au-dessus du seuil de 3:1. La banque est contractuellement en droit d'agir.
Les prêts d'actionnaires subordonnés peuvent être traités comme quasi-capitaux propres à condition que la banque y consente expressément dans un acte de subordination. C'est un mécanisme reconnu par finance.brussels : les prêts d'actionnaires contractuellement subordonnés à la dette bancaire sont comptabilisés comme capitaux propres pour les besoins du covenant.
Attention : en comptabilité belge (BE GAAP), les réserves occultes (rubrique 17) doivent être rapprochées séparément si votre expert-comptable y a recours. Toutes les banques n'acceptent pas automatiquement la revalorisation — cela doit être convenu contractuellement à l'avance.
Quels sont les seuils habituels ?
Les banques belges appliquent généralement des seuils dette/capitaux propres compris entre 2:1 et 4:1 pour les prêts aux PME. Le seuil le plus courant est de 2,5:1 à 3:1. Les secteurs à forte intensité capitalistique — transport, industrie, immobilier — obtiennent parfois des seuils plus élevés.
La définition des "capitaux propres" est critique : le goodwill est-il inclus ? Les actifs incorporels ? Les prêts d'actionnaires ? Chaque variation de définition peut modifier le ratio de manière substantielle. Demandez une confirmation écrite de la base de calcul lors de la signature.
À quoi devez-vous faire attention ?
Quatre événements peuvent dégrader votre ratio de manière inattendue : (1) des distributions de dividendes qui réduisent les capitaux propres, (2) des dépréciations de goodwill ou d'actifs incorporels, (3) des pertes d'exercice qui entament les capitaux propres, et (4) de nouvelles dettes qui augmentent le numérateur.
Soyez attentif au calendrier des décisions de dividendes par rapport aux dates de test des engagements. Un dividende versé en décembre avant une date de test annuelle en décembre peut faire monter le ratio exactement au mauvais moment. Alignez votre politique de dividendes sur les dates de test figurant dans votre contrat de prêt.
Que pouvez-vous négocier ?
Pour un covenant dette/capitaux propres, trois éléments sont cruciaux à négocier lors de la signature : la définition des capitaux propres, le traitement des prêts subordonnés et les restrictions sur les dividendes.
Demandez expressément l'inclusion des prêts d'actionnaires subordonnés en tant que quasi-capitaux propres. Cela vous donnera ultérieurement la flexibilité de restaurer le ratio avec de nouveaux apports des actionnaires — sous forme de prêt — sans procéder à une augmentation de capital formelle.
Sur les restrictions de dividendes : demandez un seuil permettant des dividendes à condition que le ratio reste au-dessus d'un certain niveau après distribution. Cela évite que votre structure holding soit bloquée par un covenant conçu pour une autre entité.
Le moyen le plus rapide de voir si un covenant Debt-to-equity ratio — et toute autre condition — figure dans votre term sheet est de laisser Credia le lire pour vous. Téléchargez le PDF et vous obtenez chaque covenant identifié et expliqué, en langage clair, en moins de deux minutes.
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Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un covenant Debt-to-equity ratio ?
Un engagement dette/capitaux propres limite la dette totale à un multiple des capitaux propres des actionnaires. Il garantit que l'entreprise maintient un coussin de capitaux propres minimum par rapport à ses emprunts.
Que se passe-t-il si vous enfreignez un covenant Debt-to-equity ratio ?
Les réductions de capitaux propres (par exemple, les pertes, les dividendes versés, les rachats d'actions) peuvent vous rapprocher de la violation. Les bénéfices non distribués affectent directement votre marge.
Peut-on négocier un covenant Debt-to-equity ratio ?
La plupart des conditions de covenant sont négociables au stade du term sheet, avant la rédaction de la documentation juridique. Pour le covenant Debt-to-equity ratio, concentrez-vous sur la définition, le seuil, la fréquence de test et le délai de remédiation. Demandez à votre chargé de relation quelle flexibilité existe, et faites confirmer par votre comptable que le niveau est tenable confortablement par votre entreprise. Lisez chaque ligne.